Une vie de zombie !
(concerne une femme sur cinq)

Chers amis,

Curieusement, beaucoup de patients se déclarent dépressifs mais ne le sont pas, alors que d’autres, qui en présentent les signes, ne s’en rendent pas compte.

C’est pourtant un état caractérisé par certains signes cliniques bien codifiés.

La dépression est la pathologie mentale la plus fréquente, avec un risque de la développer au cours de son existence estimé à 10% pour les hommes et à plus de 20% pour les femmes.

Ajoutons les 160 000 tentatives de suicide, qui causent 12 000 morts par an en France !

Mais toute dépression n’aboutit pas à une telle extrémité, dès lors qu’on identifie les multiples manifestations de cette maladie, souvent accessibles aux médecines de terrain.

La dépression est aujourd’hui présentée comme une pathologie unique, elle peut pourtant avoir mille visages (voir ci-dessous), et il n’y a donc aucune logique à vouloir traiter toutes ses formes avec les mêmes moyens.

La diversité des solutions thérapeutiques proposées par les différentes médecines naturelles permet d’offrir à chaque patient la réponse la mieux adaptée à son cas.

Repères cliniques

La dépression est un état mental caractérisé par un fléchissement du tonus neuropsychique. Les symptômes cliniques comportent :

Un versant psychique, fait de tristesse, douleur morale, sentiment d’autodépréciation ou de culpabilité, incapacité à prendre du plaisir aux activités habituelles (travail, loisir, etc.), incapacité à envisager le futur, ralentissement psychique et physique, perte de l’élan vital (désintérêt), anxiété, sentiment de solitude, d’inutilité, de culpabilité, d’incompréhension et perte de l’estime de soi, agitation ou au contraire apathie.

Tous ces symptômes sont soit légers, soit importants. Ils peuvent aller de la simple mélancolie à l’envie suicidaire.

Un versant somatique : troubles du sommeil (difficultés d’endormissement, réveil précoce, cauchemars), anorexie, céphalées, amaigrissement, fatigue, baisse de la libido, troubles digestifs, palpitations, aménorrhée, douleurs diffuses, asthénie matinale réduisant l’activité… Attention, il peut survenir des attaques de panique, des bouffées délirantes ou des pulsions suicidaires.

La personne âgée aura plutôt des pertes de mémoire, des pertes d’orientation, une somnolence diurne, de la culpabilité et une régression affective.

Les principaux types de dépression

La dépression peut être « masquée » par des manifestations fonctionnelles somatiques diverses : une céphalée par contracture de la nuque, des troubles digestifs, une anorexie et un amaigrissement ou une boulimie, une détérioration mentale chez le vieillard ou un fléchissement scolaire chez l’enfant, une hypotension orthostatique, une sécheresse de la bouche…

  • La dépression mineure fonctionnelle…

… est très fréquente et réactionnelle aux contraintes de la vie quotidienne, aux événements de la vie psychoaffective, professionnelle, familiale, influencée par les saisons, le passé.

L’évocation de l’événement déclenchant fait réapparaître la symptomatologie et, contrairement à la dépression majeure, le patient est sensible aux réassurances du thérapeute et de l’entourage.

Dans la dépression mineure, il n’existe généralement pas d’idées morbides ni suicidaires, lesquelles orientent vers la dépression majeure, traitée par une artillerie plus puissante chez nos confrères allopathes !

  • La dépression dite secondaire…

… survient dans un contexte de maladie infectieuse virale bactérienne (Covid, grippe, bronchiolite) : depuis 3 ans, avec cette pandémie qui s’éternise, c’est le contexte que nous subissons. Elle intègre alors l’altération de l’état général avec asthénie importante, anorexie, amaigrissement.

  • La dépression endogène, ou mélancolie…

… est due à un trouble neurobiochimique majeur, peu sensible à l’influence du milieu et dont l’origine est nettement familiale. Les troubles surviennent au maximum le matin et sont marqués par l’asthénie, l’insomnie (seul symptôme parfois), une inhibition psychomotrice importante, mais pouvant manquer. D’autre part, des idées délirantes peuvent exister.

Existe aussi :

  • La dépression d’épuisement, qui fait suite à des états de stress persistants. Elle est maintenant généralisée dans notre pays (voir le burn-out).
  • Le syndrome maniaco-dépressif, ou dépression bipolaire : alternance de périodes de grande excitation et de périodes de grand abattement, accompagné de dépression sévère. Ces phénomènes se répètent sur de longues périodes.
  • La dépression saisonnière : état dépressif qui se manifeste à l’automne ou au début de l’hiver, lié au manque de luminosité (un peu de mélatonine le soir, et c’est réglé !).
  • La dépression du post-partum ou « baby blues »: très fréquente dans les jours suivant un accouchement, elle peut cependant persister plusieurs semaines. Elle touche 30 à 80 % des femmes.
  • La dépression des personnes âgées, avec un raisonnement de vieux seniors qui pourrait être le suivant : la vie n’a plus d’intérêt, il est normal d’attendre la mort. Il est important de dépasser cet argument, en repérant tout d’abord les raisons pour lesquelles ce patient vient consulter. Ce type de dépression tient en partie au fait que ces seniors restent trop souvent chez eux, dans un noir aussi sombre que leurs idées. Ils ne vont pas assez au soleil ou à la lumière. Ils oublient les 3 gouttes de vitamine D3 naturelle !

Certains sont davantage à prendre en considération

  • Les femmes (deux fois plus que les hommes), sans doute à cause des fréquents déséquilibres hormonaux et thyroïdiens.
  • Les adultes jeunes (moins de 45 ans) et les personnes de plus de 65 ans.
  • Les personnes souffrant de maladies chroniques (diabète, problèmes cardiaques…), de maladies graves (cancer, leucémie, sclérose en plaques, Alzheimer…), de psychose (maladies bipolaires, schizophrénie, paranoïa) ou de dérèglements hormonaux (ménopause, andropause, problèmes thyroïdiens…).

– Les personnes présentant des carences en nutriments, que ce soit par défaut d’apport (mauvaise alimentation) ou par défaut d’absorption (troubles digestifs).

Traitement des dépressions

Médecine classique

Les neuroleptiques (benzodiazépines, dont le diazépam) créent une somnolence (danger pour la conduite) et une apathie qui empêchent le sujet d’être dynamique, pour réagir efficacement à ses soucis et à son travail. Il devient un «dépressif assisté».

La première génération, les inhibiteurs de la recapture de la monoamine, est passée de mode : nous sommes maintenant à la deuxième génération, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine.

Les grandes familles des antidépresseurs

Les ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) sont donc les plus prescrits. Par exemple : fluoxétine (Prozac), paroxétine (Deroxat), sertraline (Zoloft), citalopram (Seropram), escitalopram (Seroplex), fluvoxamine (Floxyfral)…

Les IRSNa (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, un autre neurotransmetteur), à ne pas à confondre avec d’autres médicaments psychotropes comme les anxiolytiques (benzodiazépines, etc.) sont, eux, normalement prescrits pour des états d’anxiété passagers. Par exemple : duloxétine (Cymbalta), venlafaxine (Effexor), milnacipran (Ixel)…

Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine présentent un risque suicidaire important dans les quinze premiers jours. Parfois, ils lèvent des inhibitions gênantes : une dame « bon chic, bon genre » devient cleptomane et n’est même pas gênée si on la prend en flagrant délit.

Une consommation effrénée

Un Français sur 10 prend des antidépresseurs, un chiffre à réévaluer depuis la crise sanitaire. Depuis 40 ans, tous les spécialistes affirment qu’ils sont « efficaces » et « bien tolérés».

Mais qu’en est-il vraiment ?

Courageusement, de plus en plus de journalistes et d’experts indépendants tirent la sonnette d’alarme.

Aucune étude sérieuse n’a montré de bénéfices significatifs de ces médicaments sur la dépression. Leur effet tranquillisant peut être bénéfique à court terme, mais ils ne guérissent rien. Bien au contraire :

  • Ils génèrent des taux de guérison médiocres. Ils sont à peine plus efficaces qu’un placébo. Ils n’agiraient que sur 50 % des patients (sachant que 40 % sont soulagés par un placébo) et, au mieux, ces médicaments aident une personne sur dix.
  • C’est ainsi qu’ils contribuent à la chronicisation des patients dans leur dépression.

Par ailleurs, il est connu qu’il ne faut pas attendre de « mieux » avant 5 à 8 semaines de traitement.

À cette efficacité discutable (même si elle peut être suffisante pour aider certains patients), s’ajoutent de graves effets secon­daires, parfois invalidants et persistants, sur lesquels les laboratoires sont peu enclins à communiquer.

Contrairement à ce qu’assènent certains spécialistes, il est tout à fait possible de devenir « addict ».

Mais une étude française, parue en 2021 dans le Journal of Affective Disorders, confirme que certains antidépresseurs exposent bel et bien les patients à un plus grand risque de syndrome de sevrage au moment de leur arrêt ou diminution. Les plus à risque étant :

  • La desvenlafaxine (Pristiq)
  • La duloxétine (Cymbalta)
  • La paroxétine (Deroxat, Paxil, Seroxat)
  • La venlafaxine (Effexor)

En règle générale, il semble que les antidépresseurs à demi-vie courte (éliminés en moins de 24h par l’organisme) soient plus à risque que les antidépresseurs à demi-vie longue (éliminés en plus de 24h) : pour limiter ce syndrome de sevrage, l’arrêt du médica­ment doit se faire très progressivement, en diminuant les doses par paliers, jamais brutalement.

8 antidépresseurs à risque

La revue Prescrire, qui se base sur des remon­tées de pharmacovigilance, des alertes d’agences de santé, ainsi que sur les résultats d’études contre placebo, publie tous les ans la liste des médicaments à éviter du fait d’un rapport bénéfices-risques défavorable. Voici les anti­dépresseurs potentiellement dangereux, selon elle (nom de la molécule suivi, entre parenthèses, d’exemplex de noms commerciaux) :

  • L’AGOMÉLATINE (VALDOXAN)

Efficacité non démontrée, risques d’hépatites et de pancréatites graves, de suicides, d’accès d’agressivité et de sévères atteintes cutanées.

  • LE CITALOPRAM (SEROPRAM, CELEXA…) ET L’ESCITALOPRAM (SEROPLEX, LEPRAXO, CIPRALEX…)
  • LA DULOXÉTINE (CYMBALTA), LE MILNACIPRAN (IXEL) ET LA VENLAFAXINE (EFFEXOR LP)

Risques de défaillances cardiaques (arrêts cardiaques, arythmies…) et de surdosages accrus.

Risques de troubles cardiaques (hypertensions, tachycardies, troubles du rythme cardiaque…), ainsi que d’hépatites et d’atteintes cutanées graves, dans le cas de la duloxétine.

  • L’ESKÉTAMINE (EN SOLUTION POUR PULVÉRISATION NASALE) (SPRAVATO)
  • LA TIANEPTINE (STABLON)

Efficacité incertaine, effets indésirables fréquents (dissociation, addictions et détournements d’usage).Efficacité non démontrée, risques de toxicomanie, d’hépatites et d’atteintes cutanées graves.

Une vie de Zombie !

Beaucoup plus couramment, les patients sous antidépresseurs décrivent une vie « déconnectée », « robotisée ». Ils se voient comme des « zombies », avec des conséquences bien réelles dans la vie de tous les jours : 

  • Perte de libido et impuissance (parfois irréversible)
  • Syndrome d’excitation génitale permanente chez les femmes
  • Alcoolisme, sans antécédent
  • Perte d’empathie
  • Changement de personnalité

Conseils de bon sens

Un suivi psychologique est un complément précieux et indispensable, surtout chez les personnes qui ont tendance à être déprimées chroniques.

Il est indispensable que le déprimé se sente écouté et pris en charge, aimé, chouchouté. Il faut le pousser à sortir, voir du monde, écouter de la musique, lui faire reprendre ses activités professionnelles s’il en a, et faire des activités physiques qui sont bénéfiques pour le corps mais également pour le mental.

Il est important de faire un travail sur soi, en particulier pour les personnes déprimées, apparemment sans cause réelle, afin de comprendre, dans son parcours, ce qui gâche l’existence.

La dépression nécessite une approche pluridisciplinaire : médicale et psychologique.

Une fois la guérison obtenue, il faut mettre en route une stratégie préventive afin d’éviter une éventuelle rechute.

Les thérapies comportementales et cognitives et la méditation en pleine conscience sont alors indiquées. Il existe de très nombreuses thérapies (travail sur les mémoires cellulaires, psycho-généalogie…) permettant cette approche.

Homéopathie

Efficace contre la simple déprime, l’homéopathie seule ne peut soigner la véritable dépression. Elle peut néanmoins atténuer et gommer certains signes.

Je vous propose ce protocole.

– Calcarea carbonica 9 CH, Arsenicum album 9 CH, Magnesia muriaticum 9 CH, Ignatia amara 9 et 30 CH, Gelsemium sempervirens 30 CH, 5 granules de chaque, matin et soir pendant plusieurs mois.

Le millepertuis (hypericum perforatum) a, de même, un effet d’inhibition de recapture de la sérotonine.

– Hypericum perforatum en teinture mère : 50 à 100 gouttes, matin et soir.

Cet ensemble de produits peut être prescrit en première intention, le temps d’étudier le terrain du patient et de trouver le bon remède. La palette de remèdes est large : je cite ceux qui, par expérience, ont donné les meilleurs résultats.

Compléments alimentaires

Si vous avez envie de passer du chimique iatrogène au naturel efficace, surtout, procédez par paliers, pour éviter de vous plonger dans un état catastrophique.

Après 50 ans de pratique, je suis à même de vous recommander certains compléments.

  • QUIET FULL, 2 à 4 gélules par jour.

À renforcer par des oméga-3 (DHA-EPA).

  • EPA-KRILL, 2 fois 2 gélules (boite de 100 gélules dosées à 500mg).

Ou huile de bioline (lin bio), 2 fois 2 capsules.

Labo Phyt-Inov, tel : 00 41 32 466 89 14.

  • DP-Nerol, 2 gélules le matin.

(Labo Longevie) tel 00 32 (0) 69 76 50 60. info@longevie.com.

  • MethylSam’Active, 2 gélules matin, midi et soir.
  • Trypto B6, 2 gélules en fin d’après-midi.
  • Magnésium marin, 1 cp par jour

labo Fenioux, tel : 02 54 27 10 94.

Le domaine de la psychiatrie est complexe, pour vous y retrouver, je vous recommande mes 2 livres :

« Stress, dépression et troubles du comportement », Ed. Trédaniel.

« Quand le cerveau déraille », Ed. Trédaniel.

Jean-Pierre Willem

3 commentaires pour “Une vie de zombie !
(concerne une femme sur cinq)

  1. Merci pour cet article. Le protocole homéopathique et les compléments alimentaires que vous indiquez ici sont-ils valables dans le cas d’une dépression dopaminergique ?

  2. Bonjour, dans votre protocole, vous dites ignatia Amara 9 et 30 CH, 5 granules de chaque. On doit prendre les 2 en même temps ?
    Merci de votre réponse

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