Les lendemains de fêtes

Après de telles libations et agapes, il faut payer l’addition : tous les organes ont été sollicités et malmenés.

C’est l’occasion de rappeler leurs différentes fonctions et les méthodes pour les restaurer.

LE FOIE

En médecine naturelle et en naturopathie, le foie est considéré comme le pilier de notre santé, tandis que la médecine officielle ne s’y intéresse que très peu (elle ne dispose d’aucun remède !).

En revanche, la médecine de terrain exploite les merveilles de la nature afin de préserver notre foie ou de le guérir lorsqu’il est atteint.

C’est la plus grosse glande de l’organisme, ce qui lui permet d’assurer un travail colossal, indispensable à la vie.

On peut résumer son activité à 3 fonctions essentielles :

  1. Une fonction métabolique: le foie joue un rôle majeur dans la digestion et le catabolisme des sucres, des protéines et des graisses.
  2. Une fonction de synthèse: il assure ensuite la reconstruction des protéines à partir des acides aminés, du cholestérol et des sels biliaires, qui constituent la bile indispensable à l’absorption des graisses
  3. Une fonction d’épuration : le foie « détoxique » l’organisme de la plupart des substances toxiques ingurgitées par l’alimentation, et les médicaments iatrogènes, qu’il transforme en composés non toxiques.

Cette incroyable consommation de remèdes chimiques caractérise notre société, ainsi que notre alimentation trop riche, trafiquée ou contaminée par des pesticides et autres conservateurs.

L’abus d’alcool est également un facteur majeur de souffrance hépatique.

Ainsi, il est indispensable d’entreprendre plusieurs fois par an une cure de désintoxication et de revitalisation du foie.

Pour ce faire, la phytothérapie offre de nombreux remèdes, comme le pissenlit, l’artichaut, le Chardon-Marie ou la fumeterre, sans oublier les incontournables huiles essentielles (carotte, eucalyptus mentholé) et la gemmothérapie (romarin, genévrier, bouleau).

En mars, n’oubliez pas de récolter les pissenlits, en avril la sève bénéfique des bouleaux et de cueillir les fleurs de tilleul.

C’est la Nature qui vous les offre !

LA VÉSICULE BILIAIRE

Le foie fabrique quotidiennement environ un litre de bile, qui est stockée dans la vésicule biliaire avant d’être expulsée dans l’intestin.

La bile est absolument nécessaire pour la digestion des graisses.

Certaines personnes (surtout si leur alimentation est grasse) sécrètent une bile trop épaisse, boueuse.

Ce phénomène est peut-être à l’origine de certains malaises digestifs, que l’on désigne sous le nom de « crise de foie » mais que l’on devrait plutôt nommer « crise de bile ».

Lorsque le phénomène s’accentue, la vésicule peut être le siège de calculs biliaires responsables de la crise de colique hépatique.

Dans la plupart des cas (90 % chez les Occidentaux), les calculs résultent d’un excès de cholestérol qui, en se cristallisant, forme de petites pierres, de taille variable.

La maladie est très souvent asymptomatique, les calculs étant indolores dans 80 % des cas, elle passe souvent inaperçue.

Mais il peut arriver qu’au moment de se contracter pour libérer la bile, la vésicule éjecte un calcul qui viendra obstruer l’ouverture du conduit le reliant à l’intestin grêle et au foie (le canal cholédoque).

Ce phénomène provoquera une violente douleur. La crise prendra souvent fin lorsque le calcul aura cheminé vers la vésicule.

Les personnes présentant un excès de poids de 20 % ont deux fois plus de chance d’avoir des calculs biliaires.

Les acides ou sels biliaires jouent un rôle dans la régulation du cholestérol à toutes les étapes de son métabolisme : absorption intestinale, synthèse hépatique et excrétion par les voies biliaires.

Les végétariens, de même que les grands mangeurs de légumes, souffrent rarement de lithiase biliaire.

  • Pour prévenir les calculs biliaires
  • Consommez beaucoup de légumes et de légumineuses.
  • Evitez d’absorber trop de sucre et de graisses saturées.
  • Ingérez chaque jour un peu d’huile d’olive.
  • Si vous avez des kilos en trop, essayez de les perdre lentement : les régimes amaigrissants draconiens peuvent provoquer des calculs plutôt que les prévenir.
  • Les aliments contenant des salicylates peuvent aider à éviter les calculs biliaires. Les feuilles de pissenlit crues sont salutaires, comme le sont aussi les infusions de pissenlit, de fleurs de camomille et de persil.
  • Privilégiez les HE cholagogues et cholérétiques : camomille noble, céleri cultivé, fenouil doux, menthe poivrée. En gemmothérapie : érable, frêne, r

L’INTESTIN GRÊLE

C’est aussi un organe clé de notre santé. L’intestin se comporte en cerveau : la première place étant déjà occupée, la seconde lui revenait.

Véritable champion par le nombre de neurones qu’il compte (plus de 100 millions, autant que la moelle épinière !) et par sa capacité à élaborer vingt neuromédiateurs, il l’est encore davantage par la richesse de ses connexions, pouvant envoyer une série de messages au cerveau, qui lui en renvoie un seul en retour.

Il possède donc toutes les capacités possibles pour avertir le « chef » de son état physico-chimique, immunitaire et émotionnel.

Il représente la base de notre « capital santé » et le premier pilier de la micronutrition.

Carrefour de transformation alimentaire, l’intestin est le garant d’une assimilation de bonne qualité, d’une entente symbio­tique avec nos précieuses alliées, les bactéries.

Il apporte à nos cellules ce dont elles ont besoin pour croître, se multiplier et s’éliminer sans oxydation excessive.

Enfin, il nous permet de privilégier notre identité (l’immunité intestinale, sous les noms de défense et de tolérance) et de nous renouveler, en conservant une bonne entente avec les protéines externes, qui vont nous reconstruire, ou en les éliminant si elles sont inutiles ou indésirables.

Tout dysfonctionnement de notre intestin contribue au déséquilibre de la santé, ce qui fait de lui le premier « maillon faible » à prendre en compte dans tous troubles fonctionnels, quels qu’ils soient.

S’il est mal nourri ou s’il dysfonctionne, recherchons l’« équilibre santé ».

La dysbiose peut entraîner des perturbations fonctionnelles de l’organisme en cascade, souvent invalidantes, telles les allergies, les migraines, les problèmes articulaires, etc.

N’oublions pas les intolérances alimentaires, qui causent une litanie de méfaits insoupçonnés : surpoids, fatigue, troubles du transit (constipation ou diarrhée), colopathie, migraine, dépression, eczéma, insomnie, maladies auto-immunes, diabète II, troubles ORL (sinusite, irritation de la gorge) …

Voir mon livre « Les intolérances alimentaires, je ne veux plus être malade », éd. Trédaniel.

Les flatulences

Les gestes les plus simples s’imposent afin d’éviter les gaz et flatulences, tels que manger lentement, bien mâcher les aliments, ne pas parler en mangeant : tout ce qui résulte d’une forme de manifestation d’intolérance alimentaire ou de mauvaises associations alimentaires.

Les aliments gras, les légumes et les fruits crus, le sucre ajouté, l’excès d’aliments riches en fibres, les légumineuses (haricots et pois) peuvent provoquer de la flatulence.

Chez d’autres personnes, ce sont les féculents associés aux protéines qui induisent des gaz.

Toutes les personnes en bonne santé émettent des gaz plusieurs fois par jour.

Parfois, leur accumulation excessive dans les voies digestives devient inconfortable, douloureuse et socialement embarrassante.

La meilleure façon de les maîtriser est de vous alimenter de façon adéquate. La majeure partie des glucides — sucres, amidons et fibres — que l’on ingère quotidiennement ne sont jamais complètement assimilés ou digérés par l’estomac ou l’intestin grêle.

Les colonies de bactéries affamées mais inoffensives, ou non (par ex. le Candida albican), qui séjournent dans le gros intestin, dévorent alors avec avidité ces résidus.

C’est ce processus de fermentation qui provoque l’expulsion de divers types de gaz.

Parmi les substances hautement flatulentes, on trouve les oligosaccharides (très forte concentration dans les haricots secs et dans divers autres légumes), l’intolérance au lactose, les fibres solubles (présentes dans le son d’avoine et dans les pommes, elles passent fréquemment dans l’intestin, s’offrant ainsi en pâture aux bactéries) et l’amidon (qui peut se retrouver dans le gros intestin).

  • Aliments très flatulents : brocoli, chou, chou de Bruxelles, chou-fleur, haricots de soja, haricots secs et pois, lait et produits laitiers (pour les personnes qui tolèrent mal le lactose), navet, oignon, rutabaga.
  • Deux antiflatulents très efficaces : ail et gingembre.

Il existe une pléthore de remèdes naturels facilitant l’expulsion de l’accumulation excessive de gaz dans le tractus intestinal. Ils se regroupent sous le nom de carminatifs, qui provoquent également des éructations (rots).

  • Mesures diététiques pour combattre les flatulences
  • Si vous souffrez de flatulences aiguës, soupçonnez une intolérance au lactose, sucre présent dans le lait et les produits laitiers (sauf le yogourt).
  • Attention au sorbitol, édulcorant dont l’action flatulente est excessive.
  • « Dégazéifiez » les légumineuses en les faisant tremper avant la cuisson.

Outre l’ail et le gingembre, la papaye, l’infusion de racines d’angélique et de graines de moutarde ou d’aneth peuvent neutraliser cette accumulation de gaz.

HE eupeptiques et carminatives : estragon, bergamote, citron, fenouil doux, gingembre.

Gemmothérapie : noyer, artichaut, pissenlit.

LA PEAU

Sa fonction essentielle est de jouer le rôle de « barrière » vis-à-vis de l’environnement.

Une barrière de 3,5 kg, couvrant 1,8 m2 chez un adulte de 75 kg.

La qualité de votre peau dépend en grande partie de ce que vous mangez.

Son éclat, sa souplesse, sa douceur et son hydratation sont le reflet des aliments apportés par les vaisseaux.

Phénomène inéluctable, le vieillissement cutané est cependant très variable selon les individus.

Il résulte de facteurs génétiques aggravés par l’exposition solaire, la consommation de tabac et la ménopause.

L’exposition aux UV a un rôle majeur dans le vieillissement de la peau.

Chacun naît avec un capital soleil ; celui des peaux rousses, par exemple, est plus petit.

Les parties découvertes sont donc les plus touchées et notamment le visage, les mains et le décolleté.

Progressivement, la peau s’amincit, s’assèche et se dépigmente.

Son élasticité diminue ; le collagène se fait plus rare. La ménopause ne fait qu’accentuer cette tendance, ce « coup de vieux ».

Les sujets les moins ridés sont ceux qui consomment le plus de légumes, d’huile d’olive, de poisson et de légumineuses.

À l’inverse, les sujets les plus ridés ont une consommation élevée de charcuterie, de sucreries, de pommes de terre et de produits laitiers entiers.

En termes de nutriments, moins vous consommez de graisses, plus vous aurez de rides, et seules les graisses polyinsaturées (olive, colza, noix, lin) ont un effet protecteur significatif, supérieur à celui des graisses monoinsaturées (oméga-6 et 3) et du beurre.

Les nutriments nécessaires à la production cutanée sont la vitamine A, le zinc, le sélénium, le manganèse et le fer.

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LES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES (pour rappel)

  • Problèmes hépatiques (séquelles d’hépatite, stéatose, NASH)
  • SILYDIUM, 2 gélules avant les repas, labo Phyt-Inov, tel : 00 41 32 466 89 14.
  • HEPADRAINE FLUIDE (10 plantes), 1 c à soupe 2 fois, labo Fenioux, tel : 02 54 27 16 94.
  • DFR fluide (Desmodium, chardon Marie), 1 c à soupe, labo
  • HAN-HEPA Choline, 3-4 comprimés le matin et le soir au repas, labo Han biotech, tel : 03 88 23 58 31.
  • Protection intestinale :

Pré-probiotiques :

  • ORTHOFLORE (Phyt-Inov)
  • PROBIOTOLÉRANCE (labo Fenioux)
  • LACTOSPECTRUM (labo Le Stum, tel : 02 97 88 15 88.

1 gélule le matin à jeun, 1 mois.

Restaurer l’écosystème intestinal (troubles du transit)

  • PROBIO PERMEA (labo Fenioux)
  • Probio MICI (labo Fenioux)
  • PROKITIC (labo Han Biotech)
  • Surmenage-Burnout
  • QUIET-FULL (labo Phyt-Inov)
  • O. Concept (Rhodiola, Ashwagandha), (labo Fenioux)
  • Huile au CBD (labo Le Stum)
  • Manque d’énergie, fatigue :
  • KAROSHIL (labo Le Stum)
  • AFALG (algue Aphanizomenon) labo Phyt-Inov.
  • Tout en vie (phycocyanine) labo Fenioux.
  • Bien être émotionnel :
  • TRYPTOMIL (labo Fenioux)
  • Huile au CBD (labo Le Stum)
  • QUIET-FULL (labo Phyt-Inov)
  • KITOSOME sérénité (labo Han Biotech)
  • Excès d’alcool :
  • OAKY, fait tomber le taux d’alcoolémie en 30 minutes (labo Han Biotech)

Excellente recette avant de reprendre la voiture !

  • Jambes lourdes :
  • VEINOLYMPHAX, excellent produit (labo Le Stum), 2 gélules.
  • VENOTONIC (gel), (labo Fenioux)
  • Surcharge pondérale :
  • Brûl’graisse chitosan (labo Copmed), tel : 05 49 28 01 36.
  • Artichaut (labo Fenioux).
  • Bonne nuit les petits !
  • Spray sommeil (labo Le Stum).
  • Morphéa (labo fenioux)
  • Une belle peau :
  • ENOCÉRIDE (labo Le Stum)
  • Execalm® (crème) (labo Fenioux)
  • Huile de bourrache (labo Longevie)
  • Tepezcohuite® (gel) (labo Fenioux)
  • Les cosmétiques Flora d’Essarts :

Ce sont les seuls cosmétiques à base de sève de bouleau, et sans nanoparticules.

  • Gommage visage et corps.
  • Lotion visage.
  • Masque crème.
  • Sérum crème nutritif
  • Sérum crème tonifiant.

Au labo Phyt-Inov, tel : 00 41 32 466 89 14.

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« (…) il avait la gueule de bois, comme s’il était saoulé la veille. »

Sartre, « La Mort dans l’âme »

Avant de vous quitter, je vous offre une formule contre la « gueule de bois » :

  • HE Mélisse officinale 1 ml
  • HE Romarin camphre 2 ml
  • HE Camomille noble 1 ml
  • HE Katafray 1 ml

Prévention : 3 gouttes 2 fois par jour, dans miel ou mie de pain.

Crise : 3 gouttes 4 fois par jour.

Et pour les « seniors », je leur recommande le best-seller antédiluvien de Gaston Ouvrard :

« Je ne suis pas bien portant » :

    Depuis que je suis sur la terre,

        Je suis d’une santé précaire,

            J’ai la rate  

                Qui s’dilate

                    J’ai le foie

                        Qu’est pas droit

                            J’ai le ventre

                                Qui se rentre

                                    Les guiboles

                                        Qui flageolent

                                            J’ai la peau

                                                Trop flétrie

                                                    Ah ! bon Dieu ! qu’c’est embêtant

                                                        D’être toujours patraque

16 commentaires pour “Les lendemains de fêtes

  1. Merci docteur Willem…
    Toujours extrêmement intéressé par vos lettres, malgré mon âge avancé.
    Un grand plaisir à vous lire…
    Cordialement.
    D.VILLEMIN

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