Le dopage, une bombe sanitaire

Aujourd’hui il menace aussi les amateurs

Stéroïdes, compléments alimentaires, antidouleurs, opioïdes … Les produits consommés pour booster ses performances sportives sont loin d’être anodins pour l’organisme, prévient l’Inserm. Un parfum de scandale aux Jeux olympiques ou dans le cyclisme ? Le dopage est souvent associé au sport de haut niveau, aux contrôles positifs et aux manchettes tapageuses.

Mais il existe une autre réalité, beaucoup moins visible : celle du dopage amateur, une véritable « bombe » sanitaire.

Un groupe de spécialistes a épluché des milliers d’études et de documents pour ces travaux.

Il en ressort que, dans les salles de sport, les gymnases et sur les terrains de course, l’usage de stéroïdes anabolisants, d’antidouleurs, d’anti-inflammatoires, de stimulants ou encore de compléments alimentaires est loin d’être marginal. « Le dopage dépasse désormais le cadre du sport de haut niveau et concerne une population bien plus large. Il ne peut plus être réduit à une problématique purement sportive », argue Didier Samuel, le PDG de l’Inserm.

Surtout, ses conséquences sur la santé peuvent être lourdes, parfois durables, voire irréversibles. C’est à la fois méconnu et sous-estimé. On ne voit qu’une petite partie émergée de l’iceberg, car de nombreux signalements ne sont pas remontés en lien avec le dopage, voire pas remontés du tout par les professionnels de santé ou les citoyens eux-mêmes.

Santé des athlètes

Certaines substances dopantes mettent en danger la santé du dopé. La mort de Tom Simpson lors d’un tour de France en est un exemple de dopage ayant tué la personne qui le pratiquait.

Il s’agit d’un argument souvent mobilisé par les sportifs comme par le grand public, et cité comme principal obstacle au dopage par des sportifs, au-delà du côté moral. Quelques dizaines de cas cliniques rapportent des effets indésirables majeurs ou mortels : si l’argument est très utilisé, les effets indésirables concrets sont peu étudiés.

Les stéroïdes anabolisants sont dangereux pour les enfants prépubères et ont des effets négatifs sur la reproduction féminine mais n’ont pas de conséquences graves sur le corps des adultes s’ils sont pris correctement, sous forme d’injection huileuse.

Or, pour échapper aux contrôles antidopage, les sportifs prennent cette substance sous forme orale aqueuse, ce qui peut créer des graves problèmes aux reins et au foie.

Au lieu d’arrêter de se doper, les athlètes peuvent donc prendre des substances bien plus dangereuses, mais moins traçables en contrôle.

Objectifs, produits et techniques

Les pratiques dopantes sont généralement complémentaires et associées les unes aux autres augmentant par là même occasion les risques et les inconnues quant aux effets à long terme du dopage sur la santé.

Les connaissances quant aux effets dopants sont essentiellement empiriques et les études scientifiques restent rares à ce sujet.

Taille et poids

  • Les hormones de croissance permettent d’optimiser le rapport poids/puissance musculaire en fonction des disciplines sportives (par exemple, un cycliste cherche à limiter sa prise de poids lors de prises répétées d’hormones de croissance).
  • Les hormones de croissance ont un effet sur la morphologie du sportif dans les disciplines où la taille est déterminante (par exemple : basket-ball, volley-ball et natation). En RDA l’hormone de croissance était administrée très tôt dans la formation du sportif (à l’âge de 14 ans).
  • Les diurétiques permettent de perdre rapidement du poids par l’urine. Cela est très utile dans les sports où rentrent en compte les catégories de poids comme la boxe ou lorsque celui-ci est un handicap (aviron, équitation). Les diurétiques sont également de bons masquants : ils permettent de masquer la consommation de certains produits dopants. Mais leur usage n’est pas sans risque : problèmes cardiaques, rénaux, déshydratation, crampes…
  • La créatine n’a aucun effet anabolisant : elle n’est pas considérée comme un produit dopant, elle n’est pas interdite par les fédérations sportives, et est consommée de manière importante par les sportifs, elle est naturellement présente dans l’organisme et dans certains aliments ; elle favorise la production d’énergie lors d’efforts brefs et intenses, mais ne permet pas d’augmenter la masse musculaire ; souvent mise en avant par les sportifs comme un « complément » pour améliorer leurs performances, elle peut être consommée en association avec des stéroïdes anabolisants et justifier une augmentation suspecte de la masse musculaire sans éveiller les soupçons.

Douleur

C’est dans la classe des narcotiques que l’on trouve les produits pour oublier la douleur, certains produits, dont l’héroïne faisaient partie du « pot belge ». Les substances interdites les plus connues sont l’héroïne, la morphine, la méthadone.

Fatigue

Pour vaincre la sensation de fatigue :

  • les euphorisants (cocaïne, caféine, amphétamines, etc.) ;
  • les antalgiques, les analeptiques cardio-respiratoires ;
  • l’insuline.
  • L’arginine (sargenor)
  • La carnitine : transporteur des acides gras à longue chaine vers les mitochondries où ils sont oxydés en produisant de l’énergie.

Force et puissance musculaire

L’intérêt d’une masse musculaire plus importante semble évident : la puissance du sportif sera plus grande, ainsi que dans une certaine mesure sa résistance à l’effort.

Familles de produits permettant d’augmenter la masse musculaire :

  • les stéroïdes anabolisants (exemple : la THG (tétrahydrogestrinone) produite par le laboratoire Balco).

Oxygénation

Le salbutamol est très utilisé dans tous les sports, c’est un bronchodilatateur, il augmente le calibre des bronches et il permet d’améliorer le transport de l’oxygène et de respirer plus facilement, notamment chez les sprinteurs : environ 80 % des sportifs

Le stage en altitude permet d’accroître le nombre de globules rouges dans le sang et, par conséquent, assure une meilleure oxygénation. Toutefois, cet effet bénéfique est perdu rapidement au retour à une altitude normale.

Il est possible de prélever du sang au cours du séjour en altitude ou d’une cure d’EPO. Le sang est stocké jusqu’au moment de la compétition où il est réinjecté dans le sang.

Une autre technique consiste à placer le sportif dans un caisson hypobare pour recréer artificiellement les conditions d’altitude et stimuler ainsi la production de globules rouges.

L’érythropoïétine (EPO) est une hormone naturelle stimulant la production de globules rouges qui sont produits par la moelle osseuse et se mesurent par une élévation du taux d’hémoglobine et de l’hématocrite dans le sang.

Une quantité élevée de transporteurs d’oxygène permet d’augmenter l’apport en O2 aux tissus. L’inconvénient réside dans les risques d’augmentation de la viscosité du sang qui peut entraîner des thromboses, des embolies pulmonaires et des arrêts cardiaques, notamment lors d’efforts prolongés, comme probablement l’ensemble des sports d’endurance.

Les Perfluorocarbures (PFC) sont des transporteurs d’oxygène composés de carbone et de fluor qui n’augmentent pas l’hématocrite, mais ces produits sont très dangereux, ce sont de puissants gaz à effet de serre, introduits comme alternatives aux substances appauvrissant la couche d’ozone. Ils ont pourtant été utilisés par l’équipe Festina lors d’un tour de France.

Il est préférable de recourir au bol d’air de Jacquier (Labo Holiste) : 3 à 4 séances d’inhalation de 3 minutes.

Les dégâts

■ Des risques cardiovasculaires

L’Inserm prévient d’emblée :
« La plupart des substances et des méthodes utilisées à des fins dopantes présentent des risques cardiovasculaires.»
C’est surtout vrai pour les stéroïdes anabolisants androgènes (SAA), associés à un risque accru d’hypertension, des troubles du cholestérol et du rythme cardiaque, ou encore d’infarctus et d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Les effets délétères de certains stimulants comme la cocaïne, les amphétamines ou d’autres produits, qui peuvent provoquer infarctus, AVC, insuffisance cardiaque ou mort subite, sont également décrits.

La nicotine, très utilisée dans certains milieux sportifs, peut-elle aussi favoriser des accidents cardiovasculaires. « Longtemps, on recommandait de ne pas fumer dans les deux heures avant et après un effort. Désormais, on dit : ni tabac ni aucune forme de nicotine », avance le cardiologue François Carré, qui a participé à cette expertise.

Même des produits d’apparence banale comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, etc.) ou certains antidouleurs (paracétamol, etc.) peuvent augmenter les risques chez celles et ceux qui en avalent sans suivi médical, notamment lors d’efforts prolongés. L’Inserm appelle à « sensibiliser et informer les sportifs sur les effets indésirables potentiels de ces médicaments, dont l’utilisation ne doit pas être banalisée ».

 Infertilité, baisse de libido

Les effets hormonaux et sexuels sont eux aussi particulièrement marqués avec les stéroïdes anabolisants. Ces derniers peuvent entraîner une chute de la production naturelle de testostérone, une infertilité, une baisse de libido, mais aussi des troubles menstruels et une pilosité accrue chez les femmes. D’autres substances, comme les hormones de croissance, peuvent-elles aussi perturber les équilibres hormonaux.

 Troubles psychiatriques et isolement

Le dopage amateur ne se contente pas d’abîmer la santé physique, il peut aussi avoir un coût psychique élevé. Les stéroïdes anabolisants sont associés à de l’anxiété, des épisodes dépressifs, des troubles du sommeil, voire des symptômes psychotiques ou maniaques.

Les stimulants comme la cocaïne peuvent déclencher des insomnies, agitation et épisodes psychotiques. Les opiacés, parfois utilisés pour supporter la douleur ou récupérer, exposent à un risque de pharmacodépendance. Le cannabis, lui, peut entraîner des troubles de l’attention, voire des décompensations psychiatriques.

 Foie, reins, peau des atteintes multiples

Les dommages ne s’arrêtent pas au cœur ou au cerveau. Le foie est particulièrement vulnérable, surtout avec certains stéroïdes. Les reins peuvent aussi être touchés, notamment chez des adeptes de musculation qui consomment plusieurs produits à la fois.

Les anti-inflammatoires, très utilisés dans les sports d’endurance, augmentent eux aussi le risque de complications rénales, surtout en cas de déshydratation.

Côté peau, l’acné sévère est fréquemment rapportée avec les stéroïdes : un tiers des sportifs contrôlés positifs à ce type de substances seraient concernés.

Les antalgiques : Paracétamol, Di-Antalvic, Doliprane employés massivement et de longues périodes lors du covid ont altéré le foie, +complications digestives hautes (perforation d’ulcère + HTA et insuffisance rénale chronique). La moitié des greffes du foie sont la conséquence de ces produits iatrogènes.

 Les effets collatéraux des compléments alimentaires

D’autres produits ne sont pas considérés comme dopants à proprement parler, mais ils sont consommés pour booster les performances et vendus librement un peu partout : les compléments alimentaires. Protéines, créatine, vitamines, minéraux, boosters, produits pour « sécher » ou « prendre de la masse »…
Leur apparence anodine peut dissimuler de véritables effets délétères, notamment car certains d’entre eux, « jusqu’à 58 % des échantillons analysés » rapporte l’Inserm, sont contaminés par des substances dopantes non mentionnées sur l’étiquette comme les stéroïdes. Leur principal problème, c’est qu’on ne sait jamais avec certitude ce qu’il y a dedans, surtout ceux vendus sur Internet. La législation ne prévoit pas de contrôle a priori.

Par ailleurs, la prise de compléments alimentaires devient parfois une « porte d’entrée » vers d’autres substances plus dangereuses. « La conduite dopante commence par prendre quelque chose qui améliore les performances, puis on peut se laisser entraîner vers d’autres produits présentés comme étant encore plus efficaces. Quand des gamins vont en salle de muscu, les gens autour d’eux peuvent leur dire : Prends ça pour t’aider, pourquoi tu hésites ? »

Amphétamines, alcool, bêta-bloquants sont utilisés pour vaincre le stress de la compétition ou augmenter la concentration du sportif, par exemple le propranolol.

Les bêta-bloquants sont des inhibiteurs calciques, ils bloquent la libération d’acétylcholine et peuvent générer la maladie d’Alzheimer. Le calcium permet la neurotransmission. Il est nécessaire a la vie.

Produits masquants

La ventoline (salbutamol), outre ses vertus dopantes, masque les amphétamines.
Le probénécide, utilisé en thérapeutique comme urico-éliminateur, favorise l’élimination de nombreuses substances dopantes, notamment les stéroïdes.

De plus, le Propecia, sert également à masquer la prise de stéroïdes. Cependant, sa véritable utilité est d’enrayer la chute de cheveux causée par la calvitie.

Ignorance des sportifs

De nombreux athlètes affirment avoir été dopés à leur insu. Cette défense est peu crédible étant donné la diffusion des informations sur les effets des produits dopants. Certains sportifs affirment que n’importe quel sportif habitué à son corps peut remarquer des effets inhabituels après la prise de produits dopants.

L’argument d’un dopage à l’insu n’est pas recevable : un sportif est responsable de ce qu’il ingère.

Cependant, la complexité des produits et des protocoles peut rendre difficile la connaissance précise de toutes les substances utilisées.

Ils n’ont cependant pas forcément le choix de ne pas se doper, en particulier dans le cadre d’un programme de dopage d’État : un athlète refusant de se doper sera certainement exclu de l’équipe nationale.

Traitement naturel

I) Complexe marin pour préserver les muscles

Le maintien d’une masse musculaire est nécessaire pour conserver un métabolisme énergétique optimal. Son composant la seiche est un céphalopode aux propriétés étonnantes : elle grandit rapidement, elle est dotée d’une force incroyable et d’une intelligence peu commune. Elle présente surtout un profil unique en nutriments essentiels : des petits peptides (sources d’acides aminés), des minéraux, des lipides et des phospholipides.

SEAPIAX contient plus de 2000 peptides différents, de petite taille, facilement assimilables. Parmi eux on retrouve des acides aminés essentiels ainsi que des acides aminés branchés.

Ceux-ci participent à la synthèse protéique et favorisent la croissance et le maintien de la masse musculaire. SEAPIAX contient aussi des minéraux qui contribuent à la synthèse normale d’énergie (phosphore), à la lutte contre le stress oxydatif (sélénium) et au maintien d’un bon métabolisme général (chrome). Enfin, SEAPIAX apporte aussi des acides gras polyinsaturés (phospholipides et oméga-3) qui participent au bon métabolisme cellulaire. Cette synergie exceptionnelle fait de SEAPIAX un partenaire idéal pour le soutien et le développement du muscle.

C’est pourquoi de nombreux sportifs de haut niveau l’ont adopté. Ce produit augmente les performances des athlètes de 20 %.

4 à 6 gélules par jour (2 matin, éventuellement 2 midi, et 2 soir), à absorber avec de l’eau pendant les repas. Cure de 2 à 3 mois (renouvelable) Boite de 80 gélules (soit 13 à 20 jours). Pas avant 12 ans.

Labo Le Stum Tel : 02 57 88 15 88 – https://www.labo-lestum.fr

II) Antalgiques :

TOPAGIL : 2 gélules le matin, 2 gélules le soir

III) Booster les défenses naturelles :

STIMU + : 2 fois 2 gélules / 1 mois Met à l’abri de toutes infections

IV) Restaurer les métabolismes

AFALG (algue Aphanizomenon) : 2 gélules / 2 jour, puis 2 fois 2 gélules / 3 jour, puis 3 fois 2 gélules / 1 mois.

Ces derniers produits au labo Phyt-Inov, tel : 00 41 32 466 89 14 – www.phyt-inov.com

V) Huiles essentielles

Entorses, courbatures, déchirure musculaire :
HE Muscadier (noix) 2 ml
HE Hélichryse italienne 2 ml
HE Cèdre de l’Atlas 2 ml
HE Menthe des champs 1 ml
HV Arnica 3 ml

3 à 6 applications locales par jour selon le besoin jusqu’à la guérison.

Il y a une affreuse parodie du jump, c’est le dopage : doper le coureur est aussi criminel, aussi sacrilège que de vouloir imiter Dieu ; c’est voler à Dieu le privilège de l’étincelle, Dieu d’ailleurs sait alors se venger : le pauvre coureur Malléjac le sait, qu’un doping provocant a conduit aux portes de la folie (punition des voleurs de feu).

R. BARTHES, Mythologies

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