Trop de champions à l’infirmerie !

Chère lectrice, cher lecteur, 

Alors que les grandes rencontres de foot sont annoncées, notre sélectionneur s’arrache les cheveux !

Qui va-t-on mettre à l’avant ?

Où va-t-on trouver un bon N°10 ?

Qui va garder les cages ?

Les commentateurs des diverses chaînes y vont de leurs interprétations et propos enflammés.

Les plateaux sont plus qu’animés ; on se retrouve dans un poulailler !

Ça jacasse de partout et on n’y comprend plus rien !

Que viens-je faire dans ce débat ?

Comme tous les enfants, j’ai aussi tapé dans le ballon.

Au collège de Sedan, je jouais dans une petite équipe, pas celle des amateurs qui, vers les années 1955-60 ont par 2 fois gagné la coupe de France !

En 1968, médecin à Saigon, je jouais dans une équipe de pieds nickelés lorsqu’un jour, après un match, un Chinois est venu nous proposer de jouer contre l’équipe nationale de Taiwan.

Consternation des joueurs !

C’est David contre Goliath !

Après moult discussions, la majorité des joueurs acceptent la proposition.

On se fait faire un maillot bleu garni d’un coq gaulois.

Tant qu’à faire !

Un mois après, l’équipe débarque à Taipei.

Dans l’aéroport, un comité d’accueil impressionnant nous attend, toute la presse est présente, il n’est pas question de rater l’arrivée de l’équipe de France.

Parlant anglais, mes partenaires me nomment capitaine et surtout traducteur.

Le stade est plein, avec la présence du premier ministre.

Dois-je parler du match ?

Résultat : 6-1 !

De quoi perdre la face !

Mais revenons à nos champions de France !

De quoi souffrent-ils ?

Toutes les pathologies de nos athlètes se situent au niveau du bassin, avec projections dans les membres inférieurs.

Le moindre tir sollicite le bassin et la plupart des maux résulte de la répétition de mouvements violents et exécutés en rotation.

Je vais traiter quelques-uns de ces petits maux et d’autres plus handicapants qui mettent les joueurs en indisponibilité.

Paul Pogba et le petit magicien N’Golo Kanté seront-ils de retour ?

Mal aux pieds, n’attendez pas

On relève 14000 nerfs présents dans nos 2 pieds, qui comptent aussi 52 os, 40 muscles, 32 articulations et 214 ligaments.

La tendinite, qui touche le fameux tendon d’Achille reliant le tendon au muscle du mollet, est le premier muscle qui régule notre posture.

La douleur survient quand on se met sur la pointe des pieds ou en montant les escaliers.

Dans certains cas, on sent à la palpation un épaississement du tendon.

Un avis médical s’impose, car la tendinite peut conduire, dans le pire des cas, à une rupture du tendon d’Achille, qui nécessite une intervention chirurgicale.

En cause : le port exclusif et inadapté de chaussures, notamment trop plates, une déviation du bassin ou un tendon trop court.

Un manque d’étirements après le sport et la déshydratation peuvent aussi provoquer une inflammation du tendon d’Achille.

Sans oublier certains antibiotiques, comme les quinolones (ce qui m’arriva avec Ciflox), qui ont un effet nocif sur les tendons chez certains patients.

Dans un premier temps, le pied est mis au repos et des anti-inflammatoires sont prescrits pour calmer la douleur.

Ils sont en général associés à des séances de kiné destinées à assouplir et à détendre le tendon.

Le podologue peut également façonner des talonnettes pour diminuer la tension au niveau du tendon et rendre la marche moins douloureuse.

Mais il faut s’armer d’un peu de patience, car la tendinite peut mettre jusqu’à six mois à guérir.

Je vous conseille de masser la zone douloureuse avec un baume.

On en dispose à foison :

  • Onguent apaisant (labo Phyt-Inov)
  • Baume REBOUTOL ou KINESIL (labo Copmed)
  • Et surtout l’huile essentiel de Gaulthérie couchée.

Le syndrome de Morton

On ressent des décharges électriques à la marche, dues à la compression d’un nerf sensitif le plus souvent localisé entre le troisième et le quatrième orteil.

Le nerf est alors si sensible que le moindre appui fait souffrir.

La douleur peut être très intense, survenant par crise aiguë et obligeant même à se déchausser.

A force d’être comprimés dans un espace étroit, les nerfs situés entre les orteils augmentent de diamètre et se déforment, provoquant une petite tumeur bénigne (névrome de Morton) entre les deux métatarses.

La pathologie est souvent due à des chaussures trop étroites ou à l’écrasement du pied d’un joueur adverse lors d’un match, qui augmente la pression au niveau de l’avant-pied.

Opter pour des chaussures larges, afin de limiter la compression du nerf et du névrome.

Le port de semelles permet de redessiner la forme de l’avant du pied pour augmenter l’espace entre les métatarsiens.

Si la douleur persiste, des infiltrations de corticoïdes sont proposées, afin de désenflammer le nerf.

La dernière solution reste la chirurgie.

Une crampe (douleur sous le pied)

C’est le signe d’une inflammation de l’aponévrose, une membrane fibreuse assez rigide située sous la peau du pied.

Elle s’étend du calcanéum, l’os du talon, jusqu’à la base des orteils, les métatarses, pour soutenir la voûte plantaire.

Très sollicitée, l’aponévrose peut s’irriter et s’enflammer, ce qui se traduit par une douleur vive au talon ou sous l’ensemble du pied, en général plus marquée au lever.

Le diagnostic de cette aponévrosite peut être confirmé par une échographie.

L’aponévrosite touche davantage les personnes en surpoids, celles qui ont les pieds plats ou, au contraire, très cambrés.

Le port intensif de chaussures plates et la pratique d’un sport à impacts répétés, comme un match de foot ou la course à pied, favorisent aussi son apparition.

On masse et on assouplit l’aponévrose plantaire en faisant rouler une balle de tennis ou une bouteille d’eau glacée durant cinq minutes sous la plante des pieds, le froid ayant un effet antalgique.

Des séances de kiné permettent, grâce à des exercices d’étirements, de diminuer l’intensité des douleurs plantaires.

Des ondes de choc radiales (ondes acoustiques de haute énergie) peuvent être proposées pour réduire l’inflammation : le kiné délivre, à l’aide d’un appareil, des milliers de percussions répétées à travers le tissu cutané, en choisissant l’intensité et la fréquence des frappes.

A raison de quatre à six séances de cinq à dix minutes, réalisées à une semaine d’intervalle, la douleur disparaît peu à peu.

Vous pouvez aussi consulter un podologue, qui réalisera des semelles sur mesure lorsque l’inflammation est liée à un trouble statique : pieds plats ou creux, tendon d’Achille trop court, pied valgus.

Lombalgie aiguë – Lumbago

Affection douloureuse de la région lombaire, survenant brusquement après un effort.

Douleurs de la région lombaire et du sacrum, empêchant tout mouvement de flexion.

Les causes : 

– Hernie discale comprimant la moelle et le nerf, donnant une névralgie du nerf sciatique avec paralysie de la jambe.

– Souffrance du nerf rachidien dans un trou de conjugaison rétréci.

– Le plus souvent, inflammation de la branche postérieure des nerfs rachidiens par étirement (au cours d’un effort) ou par œdème, et blocage des articulations intervertébrales postérieures, provoquant une contraction des muscles lombaires.

Souffrance du ligament interépineux et des muscles paravertébraux.

Une ceinture de maintien lombaire, des bains chauds et des massages soulagent légèrement. Les manipulations vertébrales sont souvent nécessaires, suivies de séances d’acupuncture.

Homéopathie

  • ARNICA MONTANA 9CH, 2 tubes.
  • BRYONIA ALBA 9CH, 2 tubes.

3 granules de chaque 3 à 6 fois par jour.

Remède à choisir selon vos signes cliniques.

  • ARNICA MONTANA 9 CH, notion de traumatisme, de blocage au cours d’un effort, douleur lombaire aiguë et courbatures de tout le dos.
  • BRYONIA ALBA 9 CH, douleur au moindre mouvement, améliorée par le repos et la pression forte (ceinture serrée), poussée douloureuse vers 4 h du matin.
  • RHUS TOXICODENDRON 7 CH, lombalgie qui traîne, douleur aggravée au repos et au lit, obligeant à changer de position régulièrement, avec raideur et ankylose matinale, amélioration après quelques mouvements et une douche chaude ou un bain.
  • KALIUM CARBONICUM 7 CH, lumbago avec faiblesse, sueurs et ballonnement, aggravation si couché sur le côté douloureux.
  • SULFUR 7 CH, douleur lombaire et sacrée, empêchant la station debout, revenant à intervalles réguliers, chez un sujet pléthorique, aimant les plaisirs de la table, ayant toujours chaud.

Aromathérapie

Acheter un flacon de 10 ml d’huile essentielle de Gaulthérie couchée. Elle vous rendra service à la moindre douleur périphérique (en massage cutané).

  • HECT Romarin à cinèole 2 ml
  • HECT Eucalyptus citronné 1 ml
  • HECT Gaulthérie couchée 1 ml
  • HECT Muscade (noix) 1 ml
  • HV Baume de copaïba 5 ml

3 à 4 applications locales pendant 3 à 5 jours.

Pour tendinites, épicondylites, tennis-elbow…

  • HECT Eucalyptus citronné 1 ml
  • HECT Katrafay 1 ml
  • HECT Gaulthérie couchée 2 ml
  • HECT Épinette noire 1 ml
  • HV Millepertuis 5 ml

2 à 3 applications locales par jour jusqu’à amélioration sensible.

Claquage

En premier lieu, pour un claquage, il faut compter un minimum de deux mois avant une totale reconstruction des fibres déchirées.

Ce qui implique de ne pas les solliciter pendant cette période.

Des compresses d’argile verte en bande, à raison de 20 minutes d’application 2 fois/jour pendant 21 jours, favoriseront cette reconstruction. Une talonnette (ou une semelle dans la chaussure) mettra le muscle en position courte.

N’hésitez pas à marcher avec deux béquilles et posez le pied à plat (pas la pointe) au sol (attention, poser n’est pas appuyer !).

Après trois semaines d’argile, refaites une cure si nécessaire, mais réservez une semaine sans compresse entre les deux.

La reprise se fera doucement, en piscine si possible et/ou à vélo sur terrain plat.

Vous pouvez faire un massage léger du mollet de 3 minutes (du pied vers le genou), avec de l’huile de Millepertuis ou du Baume de Copaïba, dans lequel vous mettez 3 gouttes d’huile essentielle d’Eucalyptus citronné (Eucalyptus citriodora) et de Gaulthérie couchée, avant le dodo.

Épistaxis

Saignement brutal du nez (d’une seule narine), inquiétant quand il ne s’arrête pas ou quand il récidive.

Rupture d’un petit vaisseau, fragile naturellement. Eliminer d’abord la possibilité d’une hypertension ou d’un défaut de coagulation, ou après un rhume.

Mettre une pommade grasse dans la narine (homéoplasmine) et enfoncer du coton pour arrêter l’hémorragie.

La pommade grasse permet de ne pas saigner quand on enlève la mèche de coton, quelques heures après.

Si cela persiste, mettre un tampon imbibé d’un produit hémostatique.

Homéopathie

  • CHINA RUBRA 7CH,
  • ARNICA 7CH,

3 granules de chaque tous les quarts d’heure, jusqu’à l’arrêt de l’hémorragie.

– Millefolium 7CH, épistaxis avec congestion de la face, tendance aux hémorragies au moindre traumatisme.

– MELILOTUS 7CH, saignement du nez qui soulage un malade congestif de la tête ou ayant une poussée d’hypertension.

Huiles essentielles

  • HE Ciste ladanifère 2 ml
  • HE Geranium rosat CV Egypte 1 ml
  • HV Millepertuis 2 ml

Versez 3 gouttes du mélange sur une mèche de coton et introduisez celle-ci dans la narine.

Prenez soin de vous !

Jean-Pierre Willem

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