Quand le cancer s’en prend aux enfants

Chers amis,

C’est un destin tragique que celui de la jeune Shiloh1.

Celui d’une ado qui a eu le malheur de contracter un cancer du sein à 12 ans.

Une maladie rarissime !

Huit cas seulement recensés en quarante ans !

Un mélange de malchance et d’injustice.

Les parents de l’adolescente vont à coup sûr s’interroger : si Shiloh avait été diagnostiquée plus tôt, aurait-elle pu être sauvée ?

Mais aussi, comment imaginer un dépistage à la sortie de l’enfance ?

Pour le cancer du sein, il ne démarre actuellement qu’à 50 ans, à l’âge où le risque est le plus élevé.

Mais les pédiatres et les généralistes doivent être alertés par ces rares cas précoces.

C’est à eux que doit revenir la mission d’encourager les gamines, qui n’osent pas encore aller chez le gynéco, à signaler une anomalie sur leur poitrine.

L’histoire de Shiloh doit aussi rappeler aux Françaises entre 50 et 74 ans qui négligent le dépistage du cancer du sein que les palpations doivent être des gestes systématiques.

Moins de la moitié des femmes ciblées la pratiquent aujourd’hui, alors que ce geste révèle parfois des tumeurs qui n’auraient jamais prospéré.

Un diagnostic précoce du cancer du sein est un passeport pour la vie : dans 9 cas sur 10, les patientes s’en sortent !

Shiloh a été emportée d’un angiosarcome mammaire, une tumeur maligne qui a grignoté son sein gauche et sa vie pendant des mois sans qu’un dia­gnostic clair ne soit posé.

« Quand je disais que c’était un cancer, on me répondait : Mais madame, un cancer du sein à 12 ans, ça n’existe pas ! », rapporte Diane, sa maman.

Elle a été reçue par un médecin radiologue reconnu comme un excellent prati­cien. 

L’enfant présentait un sein gonflé, chaud et doulou­reux, symptômes qui évo­quaient cliniquement un pro­cessus inflammatoire ou infectieux de type mastite (une irritation du sein généra­lement sans gravité), infini­ment plus fréquent qu’un cancer à cet âge.

La glan­de mammaire des jeunes patientes et, encore plus des enfants ou adolescentes, étant très sensible aux rayon­s, la mammographie n’est donc pas recomman­dée avant 30 ans et, quand elle est exceptionnellement indi­quée avant, elle doit faire l’objet d’une indication discu­tée collégialement avec un gynécologue.

On peut lui conseiller une échographie, « un examen non irradiant, adapté et recommandé pour l’exploration du sein chez une enfant », ajoute la direction médicale.

Le nomadisme se prolonge : la famille se rend dans un service d’urgences, non loin de là.

Là encore, la prise en charge n’est pas à la hauteur, selon le récit précis, détaillé et docu­menté fait par les parents.

« On nous a demandé si c’était le chat qui l’avait griffée ».

Aucune palpation.

Pour le personnel qui la reçoit, cela ressemble à une mastite.

Shiloh est orien­tée vers un dermatologue.

Elle est mise sous antibiotiques pendant quinze jours.

La mère découvre des taches dans le lit de sa fille : le sein s’est mis à suinter.

Leur médecin traitant leur con­seille d’aller à Argenteuil, tou­jours dans le Val-d’Oise.

Au centre hospitalier Victor-Du-Pouy, la prise en charge est une nouvelle fois difficile.

La famille restera aux urgences de 14 heures à 23 heures. Shiloh, les larmes aux yeux, geignant : « vous n’allez pas me laisser comme ça !».

A nouveau mise sous antibiotiques et hospitalisée pendant neuf jours.

Après cette hospitalisation, l’état de santé de Shiloh se dégrade encore et on ne sait toujours pas de quel mal elle souffre !

Son sein continue à perdre des sérosités.

Sa maman achète une quantité industrielle de com­presses et change les draps de son enfant tous les jours.

Leur médecin traitant leur conseille un autre dermatologue à Asnières-sur-Seine.

L’accueil est glacial.

Shiloh fête son trei­zième anniversaire sans savoir que ce sera le dernier, l’ado souffre le martyre, une biop­sie est réalisée, le résultat n’arrivera que deux mois plus tard.

Mais entre-temps, la mère et la fille se rendent au centre international de dermatologie de Levallois-Perret.

Le praticien qui les reçoit tombe à la renverse en découvrant l’état du sein et oriente la jeune fille vers les urgences gynécologiques de l’Hôpital franco-britannique de Levallois.

La petite est dirigée vers un centre d’échographie.

Le radiologue confie à Diane son incréduli­té.

La sentence tombe, bruta­le, redoutée : c’est un cancer.

Plus précisément, une tumeur maligne appelée « angiosar­come mammaire de gra­de II ».

L’expert précise : « cet angiosarcome n’est pas un cancer du sein, il s’est ins­tallé sur le sein mais aurait aussi pu apparaître ailleurs sur le corps. »

A Saint-Louis, hôpital pari­sien de pointe en dermatolo­gie, on considère ne pas être en mesure de traiter cette mala­die.

À l’institut Curie, un protocole de chi­miothérapie est mis en place.

En un premier temps, l’évolution est plutôt positive.

Puis la tumeur progresse à nouveau, avec des métastases.

Après la dernière séance Shiloh meurt à Curie, moins de neuf mois après l’apparition des premiers signes.

Il avait, un temps, été envisagé de partir pour se traiter aux États-Unis.

Une cagnotte en ligne avait même été lancée.

L’argent à servi à payer les obsèques.

Un destin tragique qui met en lumière une sombre réalité

On aurait pu rencontrer cette saga dramatique dans un film à sensations fortes ; malheureusement c’est une réalité.

Peut-on encore mettre en avant que la médecine en France est l’une des meilleures au monde ?

« Le cas de Shiloh a beau être rarissime, il doit nous inter­peller », estime le dr Jean-François Corty.

Il appelle les pou­voirs publics à considérer les cancers pédiatriques com­me « une urgence sanitaire ».

Combien d’enfants sont-ils touchés par les cancers ?

Selon ce chercheur : « on estime qu’il y a 2 500 nou­veaux cas et 500 décès par an en France. Ces chif­fres sont sans doute sous-es­timés mais les statistiques de l’Assurance maladie montrent une augmentation de 18 % entre 2003 et 2019. Person­nellement, je n’hésite pas à parler d’épidémie de cancers pédiatriques. On soigne de mieux en mieux certains cancers, mais pas tous. Les tumeurs solides, infiltrantes, restent difficiles à traiter. Quand bien même on y parvient, les enfants ayant subi des chimiothérapies très invasives vont traîner toute leur vie des séquelles : insuf­fisance rénale, cardiaque… et autres effets secondaires lourds.

Ces cancers sont d’origine généti­ques dans 10 % des cas. Dans 90 %, elles sont liées à des facteurs environnementaux. C’est-à-dire provoquées par l’exposition à des éléments externes ; hydrocarbures, pesticides, ondes électroma­gnétiques… L’effet cocktail va décupler les risques. Le cadre réglementaire n’en tient pas assez compte. Il est trop souple et ne protège pas assez.

Il y a souvent des tensions entre enjeux de santé publi­que et intérêts économiques. On préfère faire l’autruche alors qu’il y a urgence à agir.Malheu­reusement, les familles doi­vent souvent mener leurs propres enquêtes pour qu’on découvre qu’il s’agit d’un cluster et que les autorités sanitaires engagent des investigations plus poussées ».

Le mot est lâché !

Qui dit cluster, dit environnement toxique.

Tous les organismes sont contaminés.

L’homme est empoisonné.

Le professeur Cohen, pédiatre, a confirmé que les enfants (13 vaccins obligatoires et plus) souffrent d’un effondrement du Q.I, sans parler de la ribambelle des troubles psychologiques voire psychiatriques ; c’est souligner la présence d’éléments toxiques.

La bonne pratique médicale

La litanie des spécialistes consultés a accueilli cette jeune fille comme un « chien dans un jeu de quilles ».

Non seulement ils n’ont posé aucun diagnostic mais pire, ils ont manqué d’humanité, un comportement détestable !

Le serment d’Hippocrate est bien lointain !

Pourquoi ne pas recourir à une médecine de terrain qu’on qualifie de globale ou holistique ?

Ces médecines alternatives peuvent renforcer la médecine dominante pour enrayer l’ensemble de ces pathologies inaccessibles à la médecine allopathique.

Quand va-t-on arrêter la diabolisation de ces médecins et professeurs (Raoult, Péronne) expulsés de l’Ordre des Médecins, livrés à la vindicte publique et interdits de s’attribuer le titre de docteur ?

Que leur reste-t-il pour assurer leur subsistance…

Faire des ménages ?

Ou acheter une corde pour se pendre ?

Quand se manifestera une autorité morale (médiatisée) pour dénoncer un tel scandale ?

Notre meilleure arme : la prévention

Le cancer du sein est le premier cancer de la femme.

Une femme sur huit aura un cancer du sein et le nombre de cas ne cesse d’augmenter.

En 2012, on a diagnostiqué 48 000 nouveaux cas et 12 000 femmes sont décédées.

Cela signifie que trois femmes sur quatre vont être en rémission, ce qui est déjà un progrès, mais qui ne doit pas masquer la souffrance physique et psychologique de ces 48 000 femmes qui affrontent, chaque année, le douloureux diagnostic de cancer !

Ces bons chiffres de rémission sont plus liés à la précocité du dépistage qu’aux progrès thérapeutiques.

  1. La prévention est la seule chose qui puisse faire reculer le cancer.

Car si l’augmentation du nombre de cancers du sein nous alerte, c’est surtout le nombre de femmes jeunes, touchées par cette maladie avant 40 ans, qui est le plus inquiétant.

  1. Analyser les causes de ce cancer est la seule façon de faire reculer le nombre de malades.

Et pourtant, peu d’études y sont consacrées et surtout aucun consensus n’existe à ce jour.

Les experts ne sont pas d’accord et parfois n’osent pas mettre en avant telle ou telle cause qui pourrait avoir des effets collatéraux sur le plan écono­mique ou politique.

L’imprégnation hormonale est la principale cause « théorique » du cancer du sein.

À cause de notre environnement et des traitements hormonaux (dont la contraception orale), nos cellules sont en contact régulier, voire permanent, avec des hormones qui stimulent les récepteurs hormonaux.

Cette imprégnation hormonale provient de plusieurs causes :

  • Le nombre d’années à prendre une pilule, officiel­lement classée dans les produits cancérigènes aux États-Unis comme en Europe.
  • La durée d’un éventuel traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS). Plus de dix ans de THS augmente significativement le risque de cancer du sein et des autres cancers hormono-dépendants (40%).
  • Les perturbateurs endocriniens, parfois appelés « xénohor­mones » ou « xénoœstrogènes», qui sont donc des hormones ou bien y ressemblent suffi­samment pour que notre corps les prenne pour des hormones et qu’elles puissent agir sur nos récepteurs hormonaux. On les trouve dans les pesticides, les plastifiants (bisphénol), les PCB, la dioxine, les conservateurs (parabens) ou les détergents chimiques (alkylphénols). Ils génèrent une hyperœstrogènie qui donne lieu au syndrome prémenstruel, aux fibromes, à l’endométriose (10% de femmes en sont atteintes) et aux cancers hormono-dépendants (sein, utérus, ovaires, prostate).
  • Autres causes : certains microbes (surtout des virus) sont suspectés. On évoque surtout les virus EBV (Epstein Barr Virus ou virus de la mononucléose) et CMV (Cytomégalovirus, cousin de l’EBV), mais aussi les Chlamydias (des bactéries qui peuvent persister longtemps dans notre organisme) comme facteurs favorisants.

Quelques conseils :

  • Réduire la consommation de lait de vache et de ses dérivés. Il contient des facteurs de croissance et des molécules qui sont proches des hormones.
  • Éviter le sucre (viennoiserie, pâtisserie) qui nourrit le cancer.
  • Augmenter la consommation de légumes, crudités et fruits.
  • Consommer plus d’antioxydants et de fibres, sous forme d’aliments végétaux.
  • Privilégier les oméga 3 polyinsaturées (EPA-DHA) qu’on trouve dans les petits poissons.
  • Favoriser les aliments suivants : curcuma, thé vert, crucifères, ail, oignon, fruits rouges (grenade, myrtille), tomate, raisin, gingembre, et chlorophylle.

Le dépistage du cancer du sein

Le dépistage de masse a comme première conséquence d’augmenter le nombre de « malades » !

Mais cette pratique augmente aussi le « surdiagnostic », c’est-à-dire qu’on pose un diagnostic de maladie chez une personne avant qu’elle n’exprime réellement la maladie.

Ce dépistage de masse augmente aussi le nombre de personnes médicalisées et soignées, parfois pour rien.

D’autant plus que, comme tout examen radiologique, l’excès de mammographies n’est pas anodin : l’irradiation a un potentiel mutagène et donc cancérigène, même si la technique est de mieux en mieux maîtrisée grâce aux mammographies numérisée.

En Allemagne, l’IRM fait partie du bilan de dépistage du cancer du sein en cas de doute avec la mammographie.

En France, ce n’est pas encore rentré dans les mœurs.
On a la culture de la biopsie, tandis que l’utilisation de l’IRM, plus fiable, permettrait d’éviter pas mal de biopsies et d’opérations inutiles.

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Énumérer l’ensemble des pollutions et proposer des thérapies spécifiques est illusoire, « c’est le tonneau des Danaïdes ! ».

On les trouve dans mon livre « Pollutions et santé ». Ed. Dangles.

De même je vous conseille « Le secret des peuples sans cancer ». Ed. Dauphin. 55 types de cancers y sont traités.

Amis lecteurs, portez-vous bien !

Jean-Pierre Willem

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