Avez-vous la coqueluche des temps modernes ?

Chère lectrice, cher lecteur,

Si l’on entend souvent parler de la coqueluche comme maladie grave voire mortelle chez le nourrisson, on évoque bien moins souvent ses dangers pour les personnes plus âgées.

Et c’est à tort !

En effet, cette maladie est bien moins rare que vous pourriez le penser chez l’adulte.

Cette recrudescence est due à la baisse de la protection conférée par le vaccin qui se trouve divisée par deux en 6 à 12 ans en l’absence de rappel. 

Or, on estime aujourd’hui qu’un tiers des quintes de toux inexpliquées se prolongeant sur plus d’une semaine seraient dues à la coqueluche !

Et tout comme chez l’enfant en bas âge, chez l’adulte la maladie peut s’avérer fatale…

Face à cette ignorance généralisée des risques que vous encourez, j’ai choisi de vous expliquer comment affronter naturellement l’une des maladies les plus contagieuses de notre époque.

Attention, si vous avez de jeunes enfants ou des femmes enceintes dans votre entourage proche, vous devez impérativement vous faire vacciner afin de limiter les risques de contagion.

Méfiez-vous des quintes de toux qui s’attardent !

Bien connue, la coqueluche est une maladie infectieuse contagieuse dont les symptômes sont particulièrement trompeurs.

Ainsi, tout commence par une apparente rhinopharyngite, la gorge est rouge et la toux sèche survient principalement la nuit.

Sur les trois à cinq semaines suivantes, les quintes de toux s’intensifient pour devenir incessantes et épuisantes…

Il s’agit d’une toux spasmodique, précédée par une grande inspiration suivie d’une apnée puis d’une autre inspiration bruyante prolongée, on l’appelle « la toux en chant de coq ».

Un nom presque poétique pour une maladie pourtant mortelle !

Cette série de toux se termine par le rejet d’une mucosité filante, collante, comme du blanc d’œuf.

Elle est particulièrement dangereuse chez les nourrissons de moins de 4 mois chez qui elle peut provoquer une apnée entraînant la mort, l’enfant ne pouvant expulser ses glaires.

Pour poser un diagnostic certain, une seule solution : un examen biologique

Méfiez-vous : les radiographies des poumons ne laissent rien apparaître et seuls un prélèvement avec recherche de bactérie et une prise de sang permettent d’identifier la coqueluche.

Il faut impérativement renouveler ces examens trois semaines après pour confirmer le diagnostic.

La vaccination systématique des jeunes enfants, bien que nécessaire, a eu un effet démoniaque !

En effet, les formes mineures et atypiques de la maladie se sont multipliées et les antibiotiques sont impuissants face à ces germes.

Mais ne vous inquiétez pas, une fois de plus la médecine naturelle est là pour vous aider !

Mon protocole naturel contre la coqueluche des temps moderne

Aromathérapie

  • HECT* Eucalyptus globuleux          2 ml
  • HECT Cyprès de Provence            1 ml
  • HECT Monarde fistuleuse              1 ml
  • HECT Basilic exotique                  1 ml
  • HV* Noyaux d’abricot                   5 ml

Masser le thorax et le haut du dos en alternance 4 à 6 fois par jour.

*HECT : Huile Essentielle Chémotypée

*HV : Huile Végétale

Homéopathie

1/ Phase de rhino-pharyngite

Prendre 5 granules, trois à quatre fois par jour.

  • Allium Cepa 7 CH : en cas d’écoulement nasal clair, irritant les ailes du nez, éternuements, toux sèche avec sensation de brûlure dans la gorge, aggravation par la chaleur.
  • Pulsatilla 7 CH : si les mucosités plus épaisses, toux sèche la nuit, plus grasse le jour, aggravée par la chaleur, avec beaucoup de frissons.
  • Belladonna 7 CH : en cas de gorge rouge, toux sèche, faciès rouge.

2/ Quintes de toux

Prendre 5 granules, trois à six fois par jour.

  • Drosera 9 CH : pour les toux sèches aboyantes, la nuit après minuit aggravée par la chaleur et couché, quintes rapprochées empêchant de reprendre le souffle, toux peu productive (peu d’expectoration) et douloureuse (se tient la poitrine), parfois avec vomissements. Le Dr Hahnemann prescrivait une dose drosera 30 CH systématiquement au début d’une coqueluche.
  • Coccus cacti 7 CH : quintes de toux suffocante dès le matin, avec rejet de mucosités visqueuses et filantes, aggravées par la chaleur, avec parfois des vomissements de glaires.
  • Ipeca 7 CH : vomissements fréquents de glaires après la quinte, langue propre (rose).
  • Corallium rubrum 7 CH : accès rapprochés de toux violente, suffocante (devient rouge), épuisante, surtout en position allongée, suivie de vomissements de glaires (venant d’un écoulement nasal postérieur descendant dans le pharynx).

3/ Fin de coqueluche

Prendre 5 granules de chaque, trois fois par jour.

  • Kalium Bichromicum 7 CH : même symptômes que Coccus Cacti 7 CH, mais avec des glaires plus épaisses et jaunes et une toux plus grasse et moins importante.
  • Antimonium Tartaricum 7 CH : bronchite avec une toux grasse, une respiration bruyante (râles bronchiques) et de la fièvre.
  • Hepar Sulfur 15 CH : médicament de toute infection, expectoration jaune ou verdâtre, fièvre.
  • Sulfur 30 CH : une dose pour drainer et dégager le rhino­pharynx et les bronches (sauf si suspicion d’otite).
  • Pertussinum 30 CH : une dose (ou 10 granules) pour éliminer le germe et renforcer le terrain.

Alors face à une toux rebelle, pensez à la coqueluche et remettez-vous en à la médecine naturelle !

Et surtout, portez-vous bien,

Jean-Pierre Willem

36 commentaires pour “Avez-vous la coqueluche des temps modernes ?

  1. Bonjour Docteur,

    Un grand merci pour votre lettre très intéressante et instructive, comme toujours ! Pour les remèdes que vous préconisez peut-on (faut-il) combiner les 2 en même temps ? Aromathérapie + Homéopathie ? Merci pour votre réponse. Bonne journée.

  2. Bonjour Docteur, c’est toujours avec beaucoup de plaisir que je lis vos « lettres ». J’aurais aimé que vous traitiez d’un sujet qui va je pense intéresser beaucoup de personnes, c’est la grippe qui va encore sévir cette année. A moins de n’avoir pas reçu, je n’ai rien vu concernant la grippe. Par avance je vous remercie.

  3. Un grand merci Dr Willem pour ces conseils très précieux.
    Je suis en bonne santé à 71 ans et je me soigne, si nécessaire, avec des produits naturels.

  4. Bon jour Docteur
    Un grand MERCI pour cette lettre à objectif financier désintéressé, vous êtes un véritable homme de médecine et c’est tout à votre honneur.
    Cette façon d’informer, claire et saine renforce notre confiance en vous, et en votre sincérité.
    Je vous souhaite une bonne et longue vie.

  5. Merci de ces conseils, peut-on prendre des granules en homéopathie et lesquels, plus facile puisque la préparation peut être composée par le laboratoire à partir d’une prescription ?
    Encore merci, cordialement.

  6. J ‘ai eu la coqueluche à 55 ans !!!
    Des enfants de l ‘ hotel ou je séjournais toussaient beaucoup et
    j’ai été bien malade . Obligé de rentrer à PARIS pour me soigner ……..

  7. Juste pour vous dire un immense MERCI.
    Vos recettes et conseils m ont été très utiles et le sont toujours.
    Je vous remercie de votre extrême générosité.
    Yvette

  8. ce message s’adresse au Dr WILLEM
    C’est toujours avec intérêt que je lis vos lettres et que j’essaie d’en retenir les conseils. Je sais que vous vous êtes intéressé à la Bioélectronique de Vincent (vous l’avez évoqué à Aix en Provence). Sachez que nous sommes un groupe de thérapeutes qui pratiquons cette méthode et nous nous constituons en Association afin de nous faire mieux connaître. Notre site actuel est « bevr.fr » (R comme rénovée). Nous formons pour les humains (médecins et naturo), pour les animaux (vétérinaires) et pour les sols. En ce sens nous sommes distincts de l’ABE. Merci pour l’intérêt que vous porterez à ce message.

  9. merci de ces précieux conseils.
    J’ai l’impression que dans la maison de retraite de ma mère une épidémie de coqueluche s’est développée.

  10. Enfant, j’ai eu la coqueluche, ma soeur et mon frère également et nous nous souvenons très bien des moyens employés par ma mère pour nous guérir, et pour cause… Elle a fait baver des escargots sur de la cassonade et nous a fait avaler cette mixture pendant plusieurs jours, à petites doses mais régulièrement.
    Résultat concluant : guérison évidente pour nous trois, pourtant atteint à des périodes différentes. (1936…1948…1950)
    Aujourd’hui, il me semble qu’on utilise un certain sirop où les escargots sont présents !!!

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