L’art de soigner

Chers amis,

Nous savons, aujour­d’hui qu’il est impossible de poursuivre le type de développement actuellement préconisé, qui, en quelques décennies, userait la terre et épuiserait ses ressources de manière irréparable.

Seul un développe­ment durable pourrait freiner une évolution qui mène “droit dans le mur”.

Les comportements éco-citoyens, présentés ici contribueront au changement indispensable.

« Nous ne savons pas du tout ce que la nature nous réserve ; cela ne doit pas nous dédouaner de faire ce qu’il y a de meilleur pour éviter le pire » proclame Pierre Rabhi.

Les pesticides liés à la dégénérescence globale de l’Humanité

Spermatozoïdes en baisse, cancers du sein et des testicules en constante augmentation : telle est aujourd’hui l’inquiétante réalité.

Et si les polluants chimiques étaient les principaux responsables ?

C’est l’hypothèse fortement étayée par de nombreux travaux scientifiques.

Forçant la barrière du placenta, les « perturbateurs endocriniens », qui se présentent comme des œstrogéno-mimétiques, s’attaquent en effet au fragile équilibre hormonal du fœtus et peuvent hypothéquer définiti­vement son développement sexuel, la mise en place de son système nerveux et l’efficacité de ses défenses immunitaires.

La preuve la plus flagrante est la baisse du taux de reproduction des jeunes.

Leur sperme est de plus en plus pauvre, et c’est ainsi que, de plus en plus de jeunes hommes sont devenus stériles.

Cela prouve que la nature reprend ses droits et permet de moins en moins à une partie de l’humanité, en perdition, de se reproduire.

Nous allons assister à une « super sélection naturelle ».

L’ennemi est partout : DDT (un puissant insecticide) accumulé dans les tissus maternels au fil des années, désherbants présents dans l’air et dans l’eau, matières plastiques emballant nos aliments… ils agissent à des doses infimes et les conséquences n’apparaissent, le plus souvent, que des années plus tard.

Il y a également d’autres agents qui mettent notre santé en danger : le glutamate, l’aluminium, le fluor, les perturbateurs endocriniens, la liste macabre des métaux lourds, la radioactivité, etc.

Mais cela nécessiterait des livres entiers pour en faire le tour.

Tout cela n’est pas un hasard et l’on peut considérer que la maladie est organisée dès la naissance.

Va-t-on finir par être convaincu qu’il faille que nous soyons malades le plus longtemps possible pour alimenter « l’ogre » de la pharmaco­chimie ?

L’engouement des médecines alternatives

Pourquoi cette effervescence touche-t-elle à la fois les patients et les praticiens ?

S’agit-il d’une réaction de l’individu face à l’univers lourd et cloisonné de la médecine officielle ?

D’une contestation « écologique » face aux médicaments trop « chimiques » ?

Du refus de voir le corps réduit à ses seuls dysfonctionnements physiques et morcelé en de multiples spécialités ?

Si les médecines alternatives proposent un autre rapport à la maladie et d’autres modes de soins, leur séduction réside aussi, semble-t-il, dans le fait qu’elles soient riches en représentations et en croyances sur l’être humain, donnant un sens à son existence et sa place dans l’Univers.

Le strict cadre de la santé, de la maladie, de la médecine est, ici, largement dépassé.

Dès lors, entre la médecine scientifique qui voudrait retrouver une dimension plus humaine et les médecines alternatives en quête, pour la plupart, d’une reconnaissance officielle, une évolution et des réaména­gements sont nécessaires.

Les méthodes non conventionnelles de soins s’appuient sur la notion de « terrain » et visent à renforcer les réactions naturelles de défense.

Elles recourent au concept de rééquilibrage énergé­tique ce qu’on appelle l’homéostasie.

Elles s’intéressent, non seulement, à l’organisme malade mais aussi, et surtout, à l’être qui souffre.

Elles prônent une prise en compte globale physique mais également mentale, parfois spirituelle.

La plupart ont peu d’effets néfastes, par le choix thérapeutique peu agressif quelles proposent et le rapport privilégié qu’elles entretiennent avec le malade.

L’engouement pour ces techniques est tel que trois Français sur quatre y ont eu recours au moins une fois, qu’un sur trois les utilise régulièrement, et que cinq sur dix leur font confiance de façon presque exclusive.

C’est ainsi que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) vient de lancer une stratégie mondiale afin de les rendre plus sûres et plus accessibles au plus grand nombre.

L’oligothérapie et l’homéopathie (autour de 35 % des patients), l’acupuncture, la phytothérapie (autour de 30 %), les médecines manuelles (près de 40 %) se détachent très nettement par l’attrait tout particulier qu’elles exercent sur le public.

Ces techniques commencent à s’implanter à l’hôpital ; elles restent surtout, pour le moment, l’apanage de la médecine de ville.

Un profond malaise dans le système médical français

Des médecins pratiquant une médecine holistique, dans laquelle les patients se sentent reconnus, sont poursuivis.

On s’acharne sur les médecins les plus audacieux et les chercheurs les plus inventifs qui, découragés, s’installent à l’étranger.

On exerce, sur eux, des contrôles répétés de la part des agents du fisc ou des douanes, des descentes surprises des inspecteurs de la répression des fraudes, des interdictions de vente, des procès et l’exclusion de l’Ordre des médecins…

Ces courageux médecins prodiguent leurs soins dans les « catacombes » où se refugiaient les premiers chrétiens persécutés à Rome au début de l’ère chrétienne.

Toutes ces agressions finissent par générer le « crime parfait »… sans coupable.

Seule, la médecine générale, cette mal-aimée des facultés de médecine, a réellement cherché en France et en Europe à élaborer une réponse adaptée aux situations auxquelles elle est confrontée : une marginalisation académique massive et une minoration socio-économique de la valeur des actes accomplis.

Il est aisé de comprendre pourquoi tant de médecins généralistes se tournent avec intérêt, aujourd’hui, vers toutes ces pratiques complémen­taires ou alternatives.

Conscients de la coupure qui s’établit entre le discours savant et le discours social sur la santé et la maladie, formés par cette pratique à l’écoute du discours social, ils sont à la recherche d’alternatives mieux comprises de la part de la collectivité.

Les médecines naturelles sont une réponse possible.

Quel avenir peut-on espérer pour les médecines naturelles ?

L’avenir est loin d’être rose puisque ces méthodes sont dans le collimateur des pouvoirs publics qui souhaitent unifier et planifier l’offre de soins.

Mais il ne faut pas désespérer car elles conservent la confiance du public, qui a, et aura, de plus en plus besoin de cet espace de liberté.

Si les praticiens des médecines naturelles veulent conserver leur place dans le système de soins, il leur faut d’abord s’adapter aux nouvelles obligations imposées par les pouvoirs publics, ensuite affirmer et cultiver leurs différences dans une démarche de qualité irréprochable, et enfin continuer à informer le public auquel elles doivent leur pérennité et leur succès.

Une prise de conscience émergente chez les patients

L’étonnant engouement du public français pour les médecines de terrain doit être, au moins en partie, compris comme la conséquence de l’inaptitude de la médecine dominante à couvrir de manière satisfai­sante certains besoins en rapport avec la souffrance, la maladie, l’infir­mité et la mort.

Médecine d’exception, elle ne peut plus prétendre à l’universalité.

L’intrusion des médecines alternatives dans le même champ social a permis d’observer qu’elles étaient porteuses de messages qui leur sont propres :

  • la prise de conscience du caractère relatif de nos conceptions médicales,
  • la nécessité d’élaborer un discours plus complet dans ses dimensions scientifiques et sociales est rendue possible dès lors que d’autres pratiques médicales existent.

En témoignant qu’il puisse exister d’autres manières d’appréhender l’homme dans sa maladie, ces dernières aident à comprendre que les temps sont proches, sinon déjà venus, où une nouvelle conception de la santé et de la maladie, et à travers elle une nouvelle médecine, devra impérieusement voir le jour pour permettre à toutes ces approches alternatives de s’intégrer dans un ensemble cohérent.

La science médicale aura, alors, franchi une nouvelle étape, atteint une nouvelle marche d’où partiront les progrès futurs.

La vérité est que, subrepticement, nous vivons une véritable confis­cation de tout ce qui est profondément bénéfique à la santé ; et dans cette guerre, la seule arme qui nous reste, c’est l’information sans relâche afin d’induire des doutes et des brèches dans la « pensée unique ou la bien-pensance » inlassablement distillée dans les esprits.

Le bilan de notre engagement dans l’éveil de la conscience est difficile à évaluer.

C’est le combat d’une certaine lucidité contre l’obscurantisme délibéré, ou comme le dit plaisamment Michel Dogna « du pot de terre contre le pot de vin » car les intérêts financiers sont colossaux, sachant que tout le système médical est politi­quement et juridiquement vassal des lobbies pharmaceutiques, et cela depuis longtemps.

À quand le sursaut ?

Nous ne sommes pas encore au fond du gouffre. Et ce n’est pas demain que les gens descendront dans la rue.

Pourtant, des milliers de gens atteints du sida, du cancer, d’hépatites, de mucoviscidose, de sclérose en plaques, de grippe et aujourd’hui de la Covid-19 ont vu leur sort complètement changé avec les médecines naturelles, et particulièrement les huiles essentielles.

Quoiqu’il advienne, un des intérêts de la vogue des médecines autres réside dans les débats quelle suscite et qui s’éten­dent, en heurts ou en douceur, à la médecine et à l’art de soigner, dans leur ensemble.

Portez-vous bien !

Jean-Pierre Willem

17 commentaires pour “L’art de soigner

  1. Cela fait longtemps que je suis persuadé que nous faisons vivre les labos pharmaceutiques. Les médecins ne guérissent plus, ils maintiennent à coup de molécules un semblant de confort. Traitements « symptomatiques  » et affections de longues durée en sont le plus bel exemple. Même le système d’assurance d’assurance-maladie marche avec.

  2. Bonjour,
    Vous citez Pierre Rabbhi… Je ne sais pas quand vous avez « écrit » votre lettre?
    Pour info : Il est décédé samedi soir 2 décembre.
    Lui rendre hommage me paraît important.
    Bien à vous
    D.G

  3. Presque 40ans maintenant que ma fille m’a fait découvrir le Dr Valnet. Et donc presque 40ans que les huiles essentielles sont entrées dans notre famille . Elles m’ont bien aidée à soigner le cov…que je n’ai pas eu d’après mon médecin!!! Je n’ai eu que tous les symptômes et j’ai quand même galeré 2 mois!!!!

  4. Bonjour,

    Oui, les pesticides sont responsables de beaucoup de maladies, mais aussi les produits laitiers. On n’en parle pas tant que cela.
    Pourtant, beaucoup de pathologies ont été réglé en les supprimant définitivement de l’alimentation.

  5. Bonjour,
    un grand merci pour ce courrier, après tant d’autres ..
    Si c’est toujours possible, je serais enchantée de pouvoir recevoir cet ouvrage dont vous parlez !
    Oui, l’Art de Soigner, un vocable tellement fondamental ..

    Merci d’avance, et, si je peux me permettre : « portez-vous bien, vous aussi ! »
    Bien cordialement,
    Maryse

  6. BARDON Alain et Chantal
    Mas du granzon 07460 Banne
    vieux ostéopathe de première génération. Nous vous suivons depuis
    longtemps. Nous avons étudié bien des méthodes, acupuncture, ayurveda, huiles essentielles etc… soins énergétiques.
    Merci pour votre excellence et intelligence dont nous informons nos amis et patients>.
    Bien que retraités, les souffrants viennent à nous pour trouver des solutions. Nous soignons encore et nous conseillons beaucoup.

  7. Merci pour vos articles/newsletters toutes aussi intéressantes et pertinentes que les autres. Et toujours très bien documentées.
    Je vous suis depuis plusieurs années maintenant.
    Vraiment merci de nous faire une petite piqure de rappel juste de « bon sens ».
    J’attends la prochaine avec impatience.
    Prenez soin de vous.

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